Christian Delom et Francis Pian rejoignent la majorité socialiste, communiste et Vert au Conseil municipal de Clamart. Le ralliement du Modem au Parti socialiste n’est pas nouveau. Chacun a en tête le positionnement de François Bayrou entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2012. Christian Delom et Francis Pian, les deux derniers militants locaux du Modem s’étaient empressés de le faire sans attendre les consignes de leur parti.

Leur ralliement à Kaltenbach n’est pas une surprise. Depuis plusieurs années, ces deux élus ont lâché les clamartois (es) qui leur ont fait confiance lors des élections municipales de 2008 pour soutenir les décisions du maire sur des sujets pourtant très clivant : urbanisme, logement et budget. Aujourd’hui, ces deux derniers membres du Modem à Clamart se sont mis à la disposition de Kaltenbach. Leurs électeurs apprécieront.

Opportunisme ou partenariat sincère ?

Kaltenbach s’emballe et se « réjouit de l’arrivée de M. DELOM et M. PIAN au sein de la majorité́ municipale ». Est-ce que l’arrivée de ces deux élus pourrait masquer le sectarisme et le clientélisme installés depuis des années à Clamart ? Serviraient ils de fumigènes pour détourner l’attention sur l’affaire instruite par la justice suite à l’échange de billets en pleine nuit à la mairie entre Kaltenbach et son adjoint socialiste ? Pourraient ils corriger l’image désastreuse de la politique locale que donne ce maire militant ? 

D’un coté comme de l’autre, ce ralliement laisse songeur. Francis Pian, ancien militant socialiste à Clamart s’est toujours violemment opposé à Kaltenbach avant son élection en 2001. Aujourd’hui, comment pourraient ils travailler ensemble au service des Clamartois ? Christian Delom accepte les miettes dans ce deal malsain : le Grand Paris déjà piloté par un partenariat Etat – Région et l’éco-quartier gare, projet de Kaltenbach qui n’a jamais vu le jour depuis sa première annonce il y a plus de 10 ans et que le maire a lui-même enterré avec l’arrivée de Grand Paris Express.

Pour l’opposition et notamment l’UDI, ce ralliement permet de clarifier les choses. Le centre ne pouvait plus être usurpé par ces deux élus qui depuis des années trompent leurs électeurs. Depuis quelques mois, l’UDI est constituée à Clamart. Véritable force du Centre, elle a vocation à réunir toutes celles et ceux qui du centre droit au centre gauche refusent le dogme en matière d’urbanisme, le clientélisme dans l’attribution des logements et des subventions, le militantisme dans la culture et ces élus au service de leur carrière.

Aujourd’hui, l’opposition municipale est unie et représentée par deux forces au centre avec l’UDI et à droite avec l’UMP. De nombreux indépendants nous rejoignent pour présenter le moment venu une équipe crédible qui rétablira la confiance entre les élus de la ville et les Clamartois (es).