MarseilleDans le contexte économique et social dégradé que nous traversons, force est de reconnaître que le gouvernement reste incapable de rassembler et de réformer efficacement.
L’illisibilité et l’incohérence de ses actions, voire son incapacité à agir, renforcent le scepticisme et le mécontentement d’une bonne partie des Français, à commencer par ses propres sympathisants. La confiance de nos concitoyens se détériore visiblement et les promesses d’amélioration de la situation en France ne convainquent plus.
Si le gouvernement a pu, parfois, annoncer des orientations aux apparences positives, il n’a cessé parallèlement d’envoyer des signaux contradictoires, puis d’emprunter des portes de sortie rocambolesques (tentatives de baisse artificielle des chiffres chômage, etc.).
Aujourd’hui à bout de souffle, il poursuit sa traversée aventureuse, sans cap ; malgré son facétieux remaniement ministériel, il confirme régulièrement son incapacité à proposer des mesures pragmatiques (crises des migrants, des agriculteurs, de l’emploi, des collectivités locales…).
En décalage avec les préoccupations des citoyens, des élus locaux et des entreprises, il aura employé son temps à faire passer, en force, des textes élaborés sans concertation et sans études exhaustives préalables. Les relations entre le gouvernement et les collectivités locales illustrent parfaitement cette approche. Avec la réforme territoriale, le gouvernement annonçait une organisation révolutionnaire, censée renforcer l’efficacité de l’action publique. Malgré l’insistance des représentants des collectivités, qui l’alertaient sur la complexité et le caractère régressif des projets de loi supposées de décentralisation (remise en cause insidieuse de la libre administration), il a fait voter ces textes par les députés socialistes, sans étude d’impact et sans simulation.
Associées aux baisses drastiques des dotations et à l’inflation des normes imposées aux collectivités, le cocktail est explosif : l’équilibre des budgets locaux, l’investissement public local, l’emploi et les services publics sont mis en péril, au moment où les collectivités constituent une réponse essentielle face à une économie atone et aux effets conjoncturels des crises.
Les prochains scrutins de 2017 constituent un enjeu majeur, car il s’agit de mettre fin à 5 années de débâcle. Il est impérieux d’engager des réformes constructives pour notre pays, qui tiennent compte des réalités.

Hervé Marseille – Sénateur UDI des Hauts de Seine

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