L’ampleur croissante de l’effort demandé aux collectivités locales, depuis 2013, nous mène droit dans le mur. Pour faire face aux décisions irresponsables prises par le Gouvernement, les mesures prises par les élus pour prévenir la dégradation de la situation financière des collectivités locales (économies sur les dépenses de fonctionnement, réduction des investissements…) ne suffiront plus à maintenir les finances locales dans une zone soutenable. Nombre de collectivités sont déjà contraintes de réduire les services rendus à la population, de revaloriser leurs tarifs et d’augmenter, à contre cœur, la fiscalité locale. A Clamart, nous avons fait d’autres choix en maintenant l’offre des services publics par un ajustement des tarifs et des budgets de fonctionnement sans augmenter les impôts locaux.
Cette situation, qui impacte la capacité des collectivités à soutenir la cohésion sociale et le développement économique local (-10 Mds€ de dépenses d’investissement depuis 2013), ne peut plus durer. Trop c’est trop ! Dans ce contexte, les élus locaux demandent au Gouvernement socialiste l’abandon de la dernière tranche de baisse des dotations de l’État soit 3,7 Mds€ pour 2017.
Toutes ces difficultés, auxquelles s’ajoutent l’alourdissement substantiel des charges non compensées (rythmes scolaires, hausse de 1,2% du point d’indice des fonctionnaires…) et la place de la commune dans le nouveau paysage institutionnel métropolitain, sont autant de sujets pour lesquels les élus UDI, MODEM, LR et Indépendants de Clamart se mobiliseront avec le maire, M. Jean-Didier Berger.

Le quinquennat de François Hollande ne sera pas qu’une parenthèse lamentable puisqu’il léguera aussi un endettement sans précédent faisant peser la menace d’un déchirement de notre tissu social. Rappelons que l’endettement public est avant tout une question d’équité entre les générations et de de solidarité avec les plus modestes.
Ainsi, la dette a explosé pour dépasser les 2000 milliards d’euros en 2014 et les dépenses publiques n’ont cessé d’augmenter, malgré les engagements du candidat François Hollande. Pour 2016 et 2017, ce ne sont pas moins de 6 milliards de dépenses non prévues qui ont été annoncées avec une augmentation attendue de 33,5 milliards d’euros sur ces deux années.
Cette explosion démesurée des dépenses publiques est liée au financement des promesses électoralistes de François Hollande et à l’absence de toutes réformes structurelles indispensables pour une gouvernance publique plus efficace et moins coûteuse.
Pire, à ces dépenses insensées, il a fallu supporter une augmentation massive de la pression fiscale. Le matraquage de 85,5 milliards d’euros auquel s’est livrée la majorité depuis son arrivée au pouvoir a eu des conséquences dramatiques avec notamment une hausse sans précédent du chômage.
L’UDI sera toujours engagée dans la réduction de la dette, des déficits et des dépenses et propose l’inscription d’une règle d’or budgétaire dans la Constitution. Ainsi, quelles que soient les alternances politiques, les majorités seront engagées par l’objectif intangible de mettre fin à la spirale de l’endettement. Les socialistes l’ont refusé comme ils ont refusé les propositions concrètes de réduction des dépenses publiques : diminution des effectifs de la fonction publique et réduction des niches fiscales.
Aujourd’hui, Hollande se lâche avec l’annonce de nouvelles dépenses à visée électoraliste. L’Etat comme les collectivités locales n’ont pas à supporter les caprices d’un candidat socialiste à l’élection présidentielle.

Groupe UDI – Clamart

La version initiale du projet de loi Travail était au mieux inutile, elle est désormais nuisible. Pour la plupart des employeurs, des acteurs et des observateurs de la vie économique, cette loi ne créera pas d’emplois, n’encouragera aucunement les entreprises à embaucher et complexifiera encore plus le Code du travail. Il était urgent que ce Gouvernement prenne ses responsabilités afin que la réforme du droit du travail soit utile dans la lutte contre le chômage.
Mais en ce jour de la Fête du Travail et puisque nous en sommes-là, il ne reste plus qu’à proposer tout simplement au Gouvernement d’abandonner ce projet de loi Travail qui est en fait un projet de loi sans plus la moindre cohérence ni le moindre cap acceptable. Nous attendions qu’il construise sur des bases partagées un nouveau projet en faveur de l’emploi, de la compétitivité et des salariés.
Les attentes étaient pourtant claires et devraient être axés autour de 7 mesures permettant de renouer avec la confiance et la croissance, tout en sécurisant les parcours des salariés :
1. Moduler les seuils sociaux de 11 et 50 salariés qui constituent des freins à l’embauche et empêchent le développement des TPE et PME ;
2. Dépasser le carcan idéologique des 35 heures en allongeant progressivement la durée du temps de travail à 39 heures ;
3. Revenir sur les avantages liés aux heures supplémentaires, leur suppression a frappé de plein fouet le pouvoir d’achat de 9.5 millions de salariés ;
4. Plafonner les indemnités prud’homales en cas de licenciement ;
5. Caler les horaires des apprentis sur ceux de leur tuteur ;
6. Permettre aux entreprises d’inscrire le principe de neutralité religieuse dans leur règlement intérieur ;
7. Empêcher la sur-taxation des contrats à durée déterminée
Alors que notre pays compte plus de 5,5 millions de demandeurs d’emploi, et au-delà de la baisse artificielle, que nous savons tous éphémère, du chômage, il appartient au Gouvernement de ne plus céder aux pressions de contestataires minoritaires et irresponsables, et de s’engager avec les employeurs dans un projet de loi Travail qui ne soit plus nuisible mais enfin utile.