Syndicats d’enseignants, professeurs, parents d’élèves et élus, tous s’insurgent contre le projet porté par le ministre de l’Education nationale.
Nos écoles, nos collèges et nos lycées ne peuvent être réduits à produire des générations simplement adaptables à la vie professionnelle ou à une vision dépourvue de volonté pour élever le niveau culturel du pays. On ne peut pas rayer, au nom de l’égalitarisme, les filières bi-langues et européennes, ainsi que le latin, accusées d’élitisme par la majorité de gauche.
Parce que cette réforme baisse mécaniquement les heures d’enseignement disciplinaire à tous les niveaux,
Parce que l’enseignement personnalisé ne doit pas se substituer aux heures de cours existantes,
Parce que la qualité des enseignements ne peut être assurée dans une association de cours aléatoires
Et parce que le ministère renonce à l’excellence avec à terme la disparition des classes bi-langues et européennes, du latin et du grec, ce vaste mouvement contre cette réforme voulue par le gouvernement est légitime.
Cette contestation va bien au-delà du corps enseignants. Cette obstination « anti élitiste » et « anti républicaine » met vent debout de nombreux intellectuels (Alain Finkielkraut, Régis Debray..), élus de tous bords politiques et défenseurs des langues anciennes.