L’État a décidé de réduire de 30% les dotations qui étaient jusque-là accordées aux communes et intercommunalités pour assurer leurs missions. C’est sans précédent et cela concerne chaque commune ou intercommunalité, chaque habitant, sans exception.
Signez la pétition contre ces décisions qui diminuent de 5 M€ le budget de Clamart.
Lien :
https://www.change.org/p/l-appel-du-19-septembre-pour-toutes-les-communes-de-france

L’équipe municipale mettra tout en œuvre pour respecter ses engagements. Le redressement des finances communales figure parmi ses priorités avec le développement économique de Clamart, l’éducation, le cadre de vie et la sécurité.
Parce qu’il est impératif de redresser nos finances, le Conseil municipal a voté une augmentation sensible des tarifs de tous les services publics. C’est un des quatre leviers qui est actionné avec la maîtrise de la masse salariale, la réduction des dépenses de fonctionnement et les recettes attendues par les cessions foncières. L’engagement de ne pas augmenter les impôts est ainsi tenu. Tous ces éléments ont été portés à la connaissance des clamartois avec la diffusion de l’audit financier.
Aux difficultés financières locales s’ajoutent les décisions prises par l’Etat. Le Gouvernement socialiste a fait le choix de baisser les dotations des communes tout en leur confiant des missions supplémentaires comme la réforme des rythmes scolaires et la mise en place des NAP dont le cout s’élève à 1M€ annuel. Pire, l’Etat oblige Clamart à financer les communes dites « pauvres » par la mise en place du FPIC. Au total, ce sont près de 10 M€ qui manqueront chaque année dans notre budget avec des charges supplémentaires consécutives aux réformes dans l’Education nationale.
Evidemment, ces hausses de tarifs interpellent mais sur le fond, chacun s’y attendait après la diffusion de l’audit financier. Sur la forme, l’équipe municipale a dans un calendrier extrêmement contraint pris cette décision difficile, sachant que ces hausses généreraient le mécontentement mais anticipant que la responsabilité l’emportera.
S’agissant des tarifs dans le périscolaire, il y aurait pu y avoir un débat sur une autre tarification avec une remise à plat des quotients, un tarif minimum de restauration, un tassement sur les quotients élevés… Ces sujets sont par ailleurs ouverts avec les rencontres qui vont être tenus entre les élus responsables des parents d’élèves et la municipalité. Mais ces sujets sont politiques et nécessitent un débat plus large et concerté avec tous les représentants des parents d’élèves. La municipalité a donc opté pour une augmentation technique de 40% appliquée de la même façon à toutes les familles et maintenu les 12 tranches de quotients. C’était la solution la plus juste dans cette période contrainte.
A Clamart, où le contribuable finance plus de 80% du coût du service public, il nous paraissait évident de ne pas aggraver cette situation et de demander aux usagers d’accepter que les tarifs des prestations dont ils bénéficient se rapprochent de leur coût réel.
Cette nouvelle tarification ne peut donc être réduite à une seule volonté de prélever des recettes auprès de certaines catégories de familles pour redorer le service public mais reste la conséquence d’une situation financière désastreuse avec l’objectif de garantir la qualité dans les assiettes des enfants et la sécurité grâce à un nouvel encadrement professionnalisé.

Patrice Roncari – Maire adjoint de Clamart- Membre du Conseil national de l’UDI