Lettre de Jean-Didier Berger, maire de Clamart.

 

Mobilisons-nous pour la primaire de la droite

Pour désigner le candidat d’Union de la Droite à l’élection présidentielle, des primaires sont organisées dans tout le pays les 20 et 27 novembre 2016.
Chaque électeur français peut y participer. Il suffit d’être inscrit sur les listes électorales au 31 décembre 2015. C’est la raison pour laquelle je souhaite vous rappeler les modalités de ce vote sur Clamart et vous faire part, à titre personnel, des raisons qui m’amènent à soutenir François Fillon.
Un vote ouvert à tous :
Pour voter, il n’est pas nécessaire d’appartenir à un parti politique. Il vous suffira simplement de vous rendre dans le bureau de vote ouvert dans votre quartier, de verser 2€, et de signer la charte des valeurs de notre famille politique, montrant ainsi que vous avez à cœur de participer activement à l’alternance politique profonde dont notre pays a besoin.
Pourquoi je voterai François Fillon :
Beaucoup reconnaissent qu’il a le programme le plus complet et le plus sérieux. Il propose des solutions concrètes pour retrouver le plein-emploi, replacer la liberté au cœur de notre économie, réguler l’immigration en France comme dans toutes les grandes démocraties du monde et refaire de notre système éducatif le moteur de notre méritocratie.
François Fillon propose aussi une méthode pour réformer rapidement et en profondeur notre pays : agir immédiatement, dans les six premiers mois du mandat, au moment où la légitimité est la plus forte, pour dépasser les forces d’inertie et de conservatisme qui bloquent notre société depuis trop longtemps.
Enfin, c’est aussi pour les qualités personnelles de l’homme que j’ai choisi de voter François Fillon dès le 1er tour. C’est un homme d’Etat qui a l’expérience nécessaire pour agir, la détermination profonde de ceux qui ne se résignent jamais, la franchise nécessaire pour se passer de toute démagogie. C’est un homme de bon sens, en qui chacun peut avoir confiance.
Quel que soit votre choix, si vous tenez autant que moi au redressement de notre pays, je vous invite vivement à participer à ce rendez-vous démocratique aussi inédit qu’important pour l’avenir de la France.

 

violence-a-lecole    Les écoles de notre pays connaissent un embrasement de violence avec pour cible les enseignants et les membres des équipes éducatives. Tabassages, agressions, prof-bashing, attaques au cocktail Molotov… autant de témoignages effarants de professeurs dont le quotidien est devenu un enfer. Alors, que penser des propos de la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, qui déclarait sur RTL ce 18 octobre « ça n’est pas un sujet scolaire à proprement parler » ???
Aux parents d’élèves, et à la société toute entière, l’actualité étale cruellement la réalité vécue par les professionnels de l’Education. Le terrain scolaire, nouvelle terminologie pour remplacer le mot enseignement, devient le terrain de l’indifférence vis-à-vis des professeurs, du mépris de leur mission et de la violence à leur encontre. Un terrain quotidiennement envahit d’insultes et d’agressions !
En attendant le pire ?
Selon un sondage IFOP, 15% des enseignants ne se sentent pas en sécurité dans leur établissement… ils sont 21% en Ile-de-France. Se pose donc la question de savoir ce que l’on peut transmettre aux élèves quand on ne se sent pas en sécurité.

Les faits ?
– Lundi 17 octobre dans un lycée de Tremblay-en-France, une chef d’établissement rouée de coups, un cocktail Molotov jeté à l’intérieur de l’établissement, et des tirs de mortier !
– Ce même lundi 17 octobre, à Argenteuil, le tabassage en règle d’un maître de CE2 préalablement traité de « raciste » parce qu’il avait repris verbalement une élève indisciplinée.
– Une chaise lancée sur une surveillante du collège Arthur-Giovoni en Corse (la mère de l’élève, convoquée, a ensuite agressé verbalement et menacé les membres du personnel présents).
– Les trois agressions enregistrées en deux semaines au collège Henri Longchambon, à Lyon
– La prise à parti du proviseur du lycée l’ENNA de Saint-Denis, et de son adjointe : 45 jours d’ITT pour lui, 21 pour elle.
– La fracture de la mâchoire d’un enseignant frappé par un élève du lycée Coubertin à Calais
– L’agression d’un professeur de sport à Colomiers, près de Toulouse

Mais pour Mme Valaud-Belkacem, « Ça n’est pas un sujet scolaire à proprement parler ». L’enseignant agressé devant ses élèves de CE2 appréciera ! Chacun sait que pour une agression physique grave rapportée dans la presse, on compte des centaines d’insultes, de menaces, d’intimidations physiques ou verbales. Il y a évidemment ces établissements privilégiés fréquentés par les responsables de la politique éducative actuelle. Mais ailleurs, c’est la violence, la crise de l’autorité, les déchirures d’une nation, produits par les décisions politiques catastrophiques et les réformes absurdes qui font le quotidien des enseignants. Peut-on encore fermer les yeux sur les responsabilités d’une institution qui a, durant des années, enseigné le mépris des racines, qui a érigé la démagogie en modèle et n’a cessé de rabaisser ceux qui se consacraient à la transmission des savoirs ?
Un autre sondage annonce que les professeurs du secondaire sont 40% à déclarer s’être fait récemment insulter. La faute aux parents ! La faute à la société ! La faute aux injustices ! » martèle la ministre et ses militants de la rue de Grenelle.
Certes. Mais ce qui fut l’Instruction Publique n’était pas censé devenir aujourd’hui des centres de garderie. La révocation de la note de vie scolaire, la disparition des évaluations chiffrées, la suppression du redoublement, l’interdiction des punitions sans caractère pédagogique ont ruiné l’autorité dans les écoles et les collèges. Les enseignants désireux de faire appliquer des sanctions adaptées à la gravité des faits sont recadrés par des fonctionnaires du ministère plus soucieux du sort des élèves qui ne respectent rien. Même renvoyés définitivement après des mois passés à pourrir le climat scolaire et à mettre en danger les enseignants, ils seront de toute façon accueillis sans avoir à faire la moindre démarche dans un autre établissement.
En 2012, François Hollande avait promis une grande réforme de l’Education nationale…

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En cette dernière rentrée du quinquennat, Madame Vallaud-Belkacem endosse décidément mieux son rôle favori de porte-parole du Parti socialiste, déjà en campagne, plutôt que celui de Ministre réformatrice de l’Education nationale. C’est avec son habituelle morgue qu’elle a fait sa rentrée, passant en revue son bilan en étant plus préoccupée par attaquer l’opposition et acheter les voix des enseignants, plutôt qu’à être sincèrement attentive aux progrès réalisés sur le terrain. La « priorité » de François Hollande – l’éducation et la jeunesse – n’aura donc connu que des discours de flatterie, des hausses de dépenses inutiles et des réformes tirant les ambitions des élèves vers le bas.
L’échec du quinquennat est criant : en ne faisant que des choix idéologiques et coûteux, le Gouvernement n’a répondu à aucun des grands défis de l’Education nationale aujourd’hui.

1. Là où l’éducation était la priorité du quinquennat, le Gouvernement n’a pris que des mesures néfastes à l’excellence et à l’égalité des chances. Ce quinquennat a sans cesse mélangé élitisme et excellence, préférant niveler vers le bas qu’encourager la réussite, aux dépens des moins favorisés :
•La réforme des rythmes scolaires crée des injustices flagrantes aussi bien entre les Villes (qui n’ont pas les mêmes moyens) qu’en leur sein : in fine, ce sont les familles qui doivent payer ! ;
•Le Gouvernement a supprimé l’aide personnalisée en primaire, au lieu de la revoir, alors que l’acquisition des fondamentaux à ce niveau aurait dû être prioritaire ;
•La carte scolaire poursuit la ghettoïsation de nos quartiers au lieu de les libérer ;
•L’apprentissage à 14 ans a été supprimé !;
•Un concours spécial pour les enseignants ayant raté le concours a même été mis en place en abaissant les exigences pour… les envoyer dans l’académie de Créteil !

2. Toutes les « solutions » que le Gouvernement prétend apporter ne sont que des hausses de dépenses, sans jamais s’interroger sur leur efficacité et leur usage actuel :
C’est, là encore, la quantité qui est privilégiée à la qualité comme seule réponse politique. Or, s’il suffisait d’avoir des moyens pour que le système fonctionne, nous serions le premier système éducatif mondial, de loin !
Malheureusement, la Ministre est très fière de ses hausses de moyens, persuadée qu’elle peut ainsi acheter les enseignants. C’est en soi une démarche aussi inefficace que scandaleuse ; mais c’est encore moins admissible quand il n’y a eu aucune contrepartie demandée en échange de la promesse des 60 000 postes – dixit Jack Lang – et très peu de résultats sur le terrain ! Les recrutements n’ont rien réglé au problème majeur des remplacements ; les classes qui auraient besoin d’être dédoublées le sont trop peu ; les enseignants recrutés le sont avec un niveau qui, dans certaines matières, ne devrait même pas être accepté. Quant à la formation, dont les « manquements » étaient si fustigés par la Gauche, ce quinquennat a remis en vigueur nos anciens IUFM, si éloignés du terrain, sans rendre l’enseignement plus pratique et sans donner satisfaction aux attentes légitimes en la matière.

3. La Ministre, de façon indigne, n’a fait qu’agiter les polémiques idéologiques inutiles, sauf pour mobiliser la Gauche contre l’opposition :
En agitant des polémiques comme la théorie du genre ou la suppression des classes bi langues, la Ministre a été indigne de son rôle.
Nous retiendrons de ce quinquennat les polémiques sur : la théorie du genre, la suppression des classes bilangues et du latin (sauf à Paris ! ne venons pas changer les habitudes de nos chères élites!), la réglementation du hors contrat,… Ces sujets n’ont pas enrichi le débat, ils sont venus pourrir des réformes qui auraient pu, initialement, être consensuelles (les rythmes ou le collège). Ces discours n’ont pas élevé la politique éducative au rang de priorité nationale, mais l’ont rabaissé aux vieilles antiennes Gauche/Droite. Ils ont alimenté une ambition purement cynique : entretenir un clivage idéologique arriéré qui ne permettra jamais de trouver des solutions concrètes aux besoins de l’Education nationale. C’est en cela que la Ministre est plus que tout indigne du rang qu’elle aurait du tenir.

4. Le quinquennat est passé à côté des grands défis de l’Education nationale :
Pire que tout : par toutes ces actions, ce Gouvernement n’a jamais répondu aux grands défis actuels.
•Défi n°1. La réussite pour tous les élèves, quels que soient leur origine, par la personnalisation de l’éducation : l’autonomie des établissements aurait dû être faite pour adapter les moyens et les pratiques aux besoins (cadre national des programmes, application locale par les équipes, annualisation des heures, etc.). Les heures d’enseignement du français auraient dû être augmentées. Aucun enfant ne devrait être admis en 6ème sans maîtriser les fondamentaux ! Aucun de ces défis essentiels n’a été engagé.
•Défi n°2. Préparer nos enfants au monde de demain, dans un état d’esprit positif : nos enfants ne sont pas heureux d’aller à l’école. Ils n’en comprennent pas le sens. Leur personnalité, leurs qualités autres que simplement académiques comme leur aisance à l’oral, leur créativité, leur envie de travailler en groupe,…. ne sont que trop peu encouragées. L’enseignement de l’économie dès le collège, l’entrepreneuriat, l’apprentissage, la programmation informatique, l’anglais… auraient du être mis en place et renforcés !
•Défi n°3. Redonner l’envie de faire Nation ensemble, dès et par l’école de la République ! Depuis l’attentat contre Charlie Hebdo, les Français ont pris conscience collectivement de la fracture identitaire que connait notre pays : ne pas respecter la minute de silence dans l’enceinte de l’Ecole de la République a été une atteinte profonde à notre volonté de vivre ensemble – et ce n’est qu’un élément visible de ce qui se passe dans nos écoles. Au-delà de quelques discours et de la politique de sécurité indispensable des établissements, le Gouvernement aurait dû, comme signe puissant, introduire un code vestimentaire choisi par chaque établissement et l’obligation de chanter la Marseillaise. Pour adhérer à une communauté de destin, encore faut-il en partager les couleurs : c’est dès l’école que cet apprentissage doit se faire.
•Défi n°4. Faire évoluer le métier d’enseignant : le malaise est trop profond pour qu’une prime ou un renforcement d’effectifs suffisent. C’est le métier qui doit être revalorisé. Or, ce métier change, dans un contexte où chaque enfant vit avec le monde dans sa poche. Rien n’a été fait pour penser cette évolution. La formation reste théorique. Les carrières ne sont pas ouvertes sur l’extérieur (mobilité). Les statuts ne permettent pas d’attirer et d’accueillir de nouveaux profils. Le salaire reste identique – ou presque – quel que soit le travail de l’enseignant. Les relations parents-enseignants ne s’améliorent pas. Aucun de ces sujets n’a été sérieusement traité.

C’est par l’enseignant que passe l’avenir de l’école. Ils ont compris que la Gauche s’intéresse moins à leur métier qu’à leurs opinions politiques.

 

L’avenir de l’école, l’avenir de nos enfants.

C’est tout le système qu’il faut repenser et il faut avoir le courage de réformer l’école par :
•l’examen d’entrée au début de CE1 et au début de CM2, afin de ne plus jamais laisser un élève terminer l’école primaire et passer au collège sans maitriser les fondamentaux ;
•la mise en place d’un collège modulaire qui encourage l’apprentissage dès 14 ans et l’enseignement de l’économie ;
•l’autonomie des établissements secondaires pour mieux personnaliser l’éducation et la libération de l’offre scolaire ;
•Rendre obligatoire le chant de la Marseillaise ;
•Rendre obligatoire l’apprentissage de l’anglais dès la maternelle et de la programmation informatique au collège.
I. L’AUTONOMIE DES ETABLISSEMENTS POUR ASSURER L’EGALITE DES CHANCES.
Il s’agit de mettre fin à l’uniformité du système avec l’autonomie du chef d’établissement et de son équipe pour gérer les ressources humaines, budgétaires et le projet éducatif. Pour autant, l’autonomie doit se faire dans un cadre strict et national avec des programmes nationaux, l’évaluation des résultats, le recrutement des enseignants sur diplôme et la formation des équipes.

II. LA PRIORITE DONNEE AU PRIMAIRE ET AUX FONDAMENTAUX : MISE EN PLACE D’UN PLAN D’URGENCE POUR LA LECTURE ET L’ECRITURE ET D’UNE EVALUATION GENERALE A L’ENTREE EN CM2.
I s’agit de mettre en œuvre, dès la rentrée de septembre 2017 un plan d’urgence pour la lecture et l’écriture en grande section de maternelle, CP et CE1, avec évaluation en début de CE1 et une évaluation en début de CM2 pour ne plus jamais laisser un élève sortir de l’école élémentaire sans maîtriser les fondamentaux

III. L’IMPORTANCE DU SENTIMENT COLLECTIF POUR REUSSIR.
Il faudra rendre obligatoire le chant de la Marseillaise dans les écoles publiques

IV. LA PREPARATION AU MONDE DE DEMAIN : LA REVOLUTION DE L’APPRENTISSAGE DES 14 ANS ; L’OUVERTURE AUX LANGUES ET AU NUMERIQUE
Il faudra revaloriser l’apprentissage dès 14 ans et préparer les enfants aux compétences et langages d’aujourd’hui et de demain

 

Les clés du succès de la réforme du système éducatif :

l’enseignant, l’évolution de son métier et de ses perspectives

En meeting à Colomiers le 29 août avec le Premier ministre et ses « camarades » socialistes, la ministre de l’Education nationale a affiché son sectarisme caricatural sur l’opposition républicaine et sur tous ceux qui doutent légitimement de sa politique en matière d’éducation.

Les propos vociférés par Mme Vallaud Belkacem contre l’opposition républicaine ont dépassé le stade de l’irresponsabilité. Ainsi, la droite ne parlerait plus d’éducation, mais de «rééducation». Quand une ministre de l’Education dérape à ce point en accusant ses opposants de pratiques vécues dans les camps de rééducation de Staline en URSS, de Mao en Chine ou de Pol Pot au Cambodge, c’est l’ensemble de notre système d’éducation public qui est abîmé. Ces propos doivent être condamnés

La ministre récidive en prétendant que ses opposants ne voudrait à l’école que des « petits bonhommes dociles en uniformes récitant le catéchisme d’une France immémorielle ». De fait, elle condamne la mémoire de notre pays et au passage son histoire que l’école devrait porter. En ces temps de confusions, confondre à ce point, catéchisme, laïcité et respect des religions est affligeant tout comme les applaudissements nourris du Premier ministre et de nombreux membres de ce Gouvernement.

Assassiner un prêtre catholique et agresser les fidèles dans une église de France, c’est abîmer le sacré et c’est blesser notre âme. Un palier a encore été atteint dans l’ignominie et cela a eu lieu dans une église, en France, à Saint-Étienne du Rouvray
Nous adressons nos plus profondes pensées, notre émotion et notre solidarité à l’Eglise de France et à tous les catholiques odieusement atteints par cet assassinat.
La barbarie s’est installée en France, à Paris, à Nice, au cœur de nos régions et prend des formes inimaginables. Que reste-t-il d’humanité chez ces jeunes gens que la mort fascine ?
A l’émotion immense que cette tragédie suscite dans la Nation, les réponses ne peuvent plus tarder. L’Etat et la Justice ont un impérieux devoir d’agir, de protéger tous les citoyens, face un ennemi sans morale, sans tabou, animé que par le seul but de détruire nos valeurs humanistes.

Après le carnage de Nice, c’est d’abord aux victimes, enfants, femmes, hommes que vont nos pensées. Ils étaient venus sur le bord de mer pour voir le feu d’artifice et profiter d’une soirée tranquille de 14 juillet pour les uns et de vacances pour les autres.
Une attaque le 14 juillet, jour de notre fête nationale, contre des citoyens, juste parce qu’ils étaient là… c’est une attaque contre la France et son peuple. C’est également une attaque contre nos valeurs, notre mode de vie.
Nous sommes bien en guerre et il n’y a aura malheureusement pas de relâchement dans l’horreur. Nous devons répondre par un soutien sans faille et une totale compassion à ceux qui sont directement touchés par cette tragédie. Nous devons répondre avec sang-froid mais avec détermination à cette nouvelle attaque comme à celles qui suivront probablement, c’est la responsabilité et la mission du gouvernement de la République. Enfin nous devons désormais nous interroger sur l’engagement citoyen de chacun pour participer à l’effort de lutte contre ceux qui veulent détruire les fondamentaux de notre civilisation, nos valeurs républicaines en tuant aveuglément sur leur passage.
La situation exige un effort national de mobilisation citoyenne.

L’ampleur croissante de l’effort demandé aux collectivités locales, depuis 2013, nous mène droit dans le mur. Pour faire face aux décisions irresponsables prises par le Gouvernement, les mesures prises par les élus pour prévenir la dégradation de la situation financière des collectivités locales (économies sur les dépenses de fonctionnement, réduction des investissements…) ne suffiront plus à maintenir les finances locales dans une zone soutenable. Nombre de collectivités sont déjà contraintes de réduire les services rendus à la population, de revaloriser leurs tarifs et d’augmenter, à contre cœur, la fiscalité locale. A Clamart, nous avons fait d’autres choix en maintenant l’offre des services publics par un ajustement des tarifs et des budgets de fonctionnement sans augmenter les impôts locaux.
Cette situation, qui impacte la capacité des collectivités à soutenir la cohésion sociale et le développement économique local (-10 Mds€ de dépenses d’investissement depuis 2013), ne peut plus durer. Trop c’est trop ! Dans ce contexte, les élus locaux demandent au Gouvernement socialiste l’abandon de la dernière tranche de baisse des dotations de l’État soit 3,7 Mds€ pour 2017.
Toutes ces difficultés, auxquelles s’ajoutent l’alourdissement substantiel des charges non compensées (rythmes scolaires, hausse de 1,2% du point d’indice des fonctionnaires…) et la place de la commune dans le nouveau paysage institutionnel métropolitain, sont autant de sujets pour lesquels les élus UDI, MODEM, LR et Indépendants de Clamart se mobiliseront avec le maire, M. Jean-Didier Berger.

Le quinquennat de François Hollande ne sera pas qu’une parenthèse lamentable puisqu’il léguera aussi un endettement sans précédent faisant peser la menace d’un déchirement de notre tissu social. Rappelons que l’endettement public est avant tout une question d’équité entre les générations et de de solidarité avec les plus modestes.
Ainsi, la dette a explosé pour dépasser les 2000 milliards d’euros en 2014 et les dépenses publiques n’ont cessé d’augmenter, malgré les engagements du candidat François Hollande. Pour 2016 et 2017, ce ne sont pas moins de 6 milliards de dépenses non prévues qui ont été annoncées avec une augmentation attendue de 33,5 milliards d’euros sur ces deux années.
Cette explosion démesurée des dépenses publiques est liée au financement des promesses électoralistes de François Hollande et à l’absence de toutes réformes structurelles indispensables pour une gouvernance publique plus efficace et moins coûteuse.
Pire, à ces dépenses insensées, il a fallu supporter une augmentation massive de la pression fiscale. Le matraquage de 85,5 milliards d’euros auquel s’est livrée la majorité depuis son arrivée au pouvoir a eu des conséquences dramatiques avec notamment une hausse sans précédent du chômage.
L’UDI sera toujours engagée dans la réduction de la dette, des déficits et des dépenses et propose l’inscription d’une règle d’or budgétaire dans la Constitution. Ainsi, quelles que soient les alternances politiques, les majorités seront engagées par l’objectif intangible de mettre fin à la spirale de l’endettement. Les socialistes l’ont refusé comme ils ont refusé les propositions concrètes de réduction des dépenses publiques : diminution des effectifs de la fonction publique et réduction des niches fiscales.
Aujourd’hui, Hollande se lâche avec l’annonce de nouvelles dépenses à visée électoraliste. L’Etat comme les collectivités locales n’ont pas à supporter les caprices d’un candidat socialiste à l’élection présidentielle.

Groupe UDI – Clamart

La version initiale du projet de loi Travail était au mieux inutile, elle est désormais nuisible. Pour la plupart des employeurs, des acteurs et des observateurs de la vie économique, cette loi ne créera pas d’emplois, n’encouragera aucunement les entreprises à embaucher et complexifiera encore plus le Code du travail. Il était urgent que ce Gouvernement prenne ses responsabilités afin que la réforme du droit du travail soit utile dans la lutte contre le chômage.
Mais en ce jour de la Fête du Travail et puisque nous en sommes-là, il ne reste plus qu’à proposer tout simplement au Gouvernement d’abandonner ce projet de loi Travail qui est en fait un projet de loi sans plus la moindre cohérence ni le moindre cap acceptable. Nous attendions qu’il construise sur des bases partagées un nouveau projet en faveur de l’emploi, de la compétitivité et des salariés.
Les attentes étaient pourtant claires et devraient être axés autour de 7 mesures permettant de renouer avec la confiance et la croissance, tout en sécurisant les parcours des salariés :
1. Moduler les seuils sociaux de 11 et 50 salariés qui constituent des freins à l’embauche et empêchent le développement des TPE et PME ;
2. Dépasser le carcan idéologique des 35 heures en allongeant progressivement la durée du temps de travail à 39 heures ;
3. Revenir sur les avantages liés aux heures supplémentaires, leur suppression a frappé de plein fouet le pouvoir d’achat de 9.5 millions de salariés ;
4. Plafonner les indemnités prud’homales en cas de licenciement ;
5. Caler les horaires des apprentis sur ceux de leur tuteur ;
6. Permettre aux entreprises d’inscrire le principe de neutralité religieuse dans leur règlement intérieur ;
7. Empêcher la sur-taxation des contrats à durée déterminée
Alors que notre pays compte plus de 5,5 millions de demandeurs d’emploi, et au-delà de la baisse artificielle, que nous savons tous éphémère, du chômage, il appartient au Gouvernement de ne plus céder aux pressions de contestataires minoritaires et irresponsables, et de s’engager avec les employeurs dans un projet de loi Travail qui ne soit plus nuisible mais enfin utile.

La loi de finances initiale pour 2016 a été adoptée le 29 décembre 2015. Elle est marquée par la poursuite du plan d’économies de 50 milliards d’euros pour lequel les collectivités locales seront sollicitées et à nouveau les plus impactées. A Clamart, cela se traduira par une baisse des dotations et une hausse de ses contributions au titre de la péréquation intercommunale.
Les concours financiers de l’Etat aux collectivités locales vont diminuer de 10,7 milliards entre 2015 et 2017 : 3,5 milliards en 2015 et 3,5 milliards supplémentaire en 2016. Ils diminueront encore de 3,7 milliards en 2017. Ces décisions de la gauche au Gouvernement impactent directement Clamart avec une baisse des dotations de 1,3 millions d’euros en 2016 que nous avions déjà subie en 2015. A tout cela s’ajoute une autre charge financière pour Clamart qui devra contribuer au titre du Fond de Péréquation Intercommunal et Communal (FPIC) et qui atteindra 1,1 millions d’euros en 2016. Cette péréquation justifiée par un simulacre de solidarité entre les villes dites riches et celles supposées pauvres est particulièrement injuste car elle pénalise Clamart qui fait des efforts dans sa gestion et se voit imposer une contribution pour aider les villes qui dépensent sans compter.

 

Concours financiers de l’Etat DGF et FPIC

Année                                       2012      2013      2014      2015      2016
Montant en Millions d’€     10477     10016      9304     7732      6107
Variation en montant              0          -461        -712      -1572     -1625
Variation en %                         0%        -4%         -7%       -17%       -21%

 

Les concours financiers de l’Etat ont diminué de près de moitié entre 2012 et 2016.

Cette diminution continuera les années suivantes.

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